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Le fonctionnement hydrologique :
une histoire de cycle

En Seine-Maritime,  les cours d’eau sont alimentés principalement par les nappes. Les réserves d’eau sont  importantes du fait de la nature géologique du sous-sol : la craie.
A l’automne et  en hiver, la pluie pénètre majoritairement  dans  le sol  et  alimente les nappes. Leurs niveaux d’eau montent (on dit que les nappes se rechargent) et les débits des cours d’eau s’élèvent.  En général,  on enregistre les valeurs les plus hautes pour les cours d’eau et les nappes  souterraines  au  printemps, globalement de mars à mai.
En été, les nappes continuent d’alimenter les cours d’eau, mais leurs niveaux d’eau baissent  car  moins de pluies traversent les  horizons  du  sol,  l’eau  étant consommée  par  les  plantes  ou s’évaporant.  Les débits des cours d’eau diminuent.  En  Seine-Maritime,  les niveaux les plus bas sont constatés, en  général,  en  septembre-octobre : c’est l’étiage.


Des milieux sous surveillance

Les niveaux d’eau des rivières et des nappes disponibles sont mesurés en permanence dans des stations de mesures automatisées qui alimentent les bases de données spécialisées de la DREAL  et du BRGM. Tous les mois, un  » bulletin de situation hydrologique  » est publié par la DREAL. L’agence française pour la biodiversité (AFB) gère le réseau d’observatoire national des étiages (ONDE) qui est basé sur l’observation des écoulements des rivières du printemps à l’automne.

Lorsque  la  situation  hydrologique commence  à  se  dégrader,  un  comité sécheresse composé de l’administration, d’établissements publics, de collectivités, d’associations d’usagers et de protection de  l’environnement  et  des  acteurs économiques  se  réunit  pour  évaluer  la situation, caractériser les manques d’eau susceptibles  de  survenir,  de  sorte  à anticiper  au  mieux  sur  les  bonnes pratiques  à mettre en œuvre avant  les restrictions d’usages.

Vous souhaitez savoir si votre commune est sujet à des restrictions d’eau ?
Allez sur le site gouvernemental : PROPLUVIA ( Pour le bassins de la Pointe de Caux au Commerce Sainte Marie au Bosc état de crise )


Quand parle-t-on de sécheresse ?

Quand on parle de sécheresse, on pense souvent « sud de la France » et « été ».  En réalité,  la sécheresse survient  lorsque la quantité de pluie est nettement  inférieure  aux  normales  saisonnières  et  cela,  sur  une  assez longue période. En Seine-Maritime,  le manque d’eau dans les rivières peut  s’observer  en général  à la fin de l’été,  lorsque les niveaux des nappes et les débits des cours d’eau sont les plus bas en même temps. Mais, lorsque les précipitations sont insuffisantes en période hivernale, les nappes ne se rechargent  pas et  les débits des cours d’eau continuent  de diminuer. En hiver, les cours d’eau peuvent donc rester bas et la recharge des nappes peut être retardée, voire inexistante. Le manque d’eau peut donc apparaître à tous moments dans l’année.


Comment sont décidées les mesures de restriction ?

Sur  la  base  de  longues  chroniques d’observation  de  l’hydrologie  et  de l’hydrogéologie,  des  seuils  dans  les différentes zones d’alerte ont  été définis par le préfet afin de prendre des mesures de  surveillance,  de  limitation  ou d’interdictions provisoires des usages de l’eau en cas de sécheresse. Quatre niveaux ont été définis : vigilance, alerte, alerte renforcée, crise
Tous les usages sont concernés sauf ceux  liés  à  l’alimentation  en  eau potable  et  à  l’abreuvement  des animaux.  L’utilisation d’eau issue  de réserves  d’eaux  pluviales  ou  d’un recyclage n’est pas concernée.
Les arrêtés sécheresse ne peuvent être prescrits que pour une durée limitée et  pour  un périmètre déterminé.  Ils prescrivent  des  restrictions d’usages proportionnées aux situations de sécheresse rencontrées tout en respectant les  usages  prioritaires,  l’égalité entre usagers  et  la nécessaire solidarité amont – aval des bassins versants.

Sainte Marie au Bosc ===> CRISE

• Actions  de  sensibilisation et  d’appel  au  comportement  citoyen  pour économiser l’eau,
• Surveiller les rejets des stations d’épurations et des industriels, la pratique du kayak sur les secteurs sensibles,
• Privilégier l’irrigation agricole de nuit.
• Privilégier l’arrosage des jardins potagers, des pépinières et maraîchages la nuit,
• Diminution de 10 % de la consommation d’eau des industries et des commerces,
• Interdiction de remplir sa piscine privée, de laver sa voiture hors stations professionnelles, de vidanger les plans d’eau, d’alimenter les fontaines publiques, de nettoyer les voies et trottoirs, d’arroser les espaces verts et les golfs, d’irriguer les grandes cultures la journée, de pratiquer le kayak sur les cours d’eau comprenant des habitats remarquables,
• Accord de l’administration préalable aux travaux en rivière, aux manœuvres d’ouvrages et à la maintenance des stations d’épuration.
Les actions reprennent celles du seuil d’alerte et les renforcent pour certains usages : • Diminution de 20 % la consommation d’eau des industries et des commerces,
• Interdiction de laver sa voiture sauf dans des stations « économes » , d’irriguer (autorisé la nuit pour les jardins, pépinières et maraichers), de pratiquer le kayak,
• Accord de l’administration pour les vidanges de piscines publiques.
Les restrictions du seuil d’alerte renforcée sont complétées pour certains usages :
• Limitation de la consommation d’eau des industries et des commerces au strict nécessaire,
• Interdiction d’arroser/irriguer, de faire des travaux en rivière, de vidanger les piscines publiques.

Les bons gestes pour économiser l’eau !

L’eau est un bien précieux !  Chacun de nous, en modifiant  ses habitudes, peut réduire sa consommation d’eau de 30 %. (Cliquez pour quelques gestes utiles)

A la maison (cliquez pour voir...)

Je répare mes robinets et ma chasse d’eau, j’équipe les toilettes d’une chasse d’eau double flux, je ferme le robinet pendant le nettoyage des mains, le brossage des dents, le rasage… Je prends des douches, j’installe une pomme de douche avec aérateur, je lave la vaisselle en machine. Je lave ma voiture dans une station de lavage.

Au jardin et dans les champs : (Cliquez pour voir...)

J’investis dans du matériel d’arrosage « goutte à goutte », micro-asperseurs, tuyaux poreux, récupération d’eau. J’utilise des techniques du travail du sol favorisant l’infiltration de l’eau. J’arrose le soir et je collecte l’eau de pluie à la descente des gouttières.

Dans l’entreprise : (cliquez pour voir...)

J’utilise les technologies propres  :  utilisation de l’eau en circuit fermé, recyclage des eaux de nettoyage, arrêt automatique des pompes, nettoyage à sec. Je récupère les eaux de pluie pour satisfaire tout ou partie des besoins en eau. J’utilise des nettoyeurs à haute pression ou des pistolets stoppeurs.

Le saviez-vous ?

Seulement 7% de notre consommation totale est réservée à la boisson et à la préparation des aliments.
Un bain consomme en effet entre 150 et 200 litres d’eau alors qu’une douche seulement 60 à 80 litres.
Si on laisse couler l’eau en se lavant les dents, on gaspille environ 10000 litres d’eau par an.
Un lavage de voiture dans une station de lavage nécessite 60 litres d’eau au lieu des 200 litres avec un tuyau d’arrosage.
Une tonne de papier recyclé permet d’économiser 20000 litres d’eau.
Utiliser un lave-vaisselle consomme environ 10L d’eau par lavage contre 42L pour une vaisselle à la main. Cependant, attention à mettre le lave-vaisselle en route une fois qu’il est bien rempli.
Un système goutte à goutte enterré permet d’apporter l’eau directement aux racines de la plante avec une économie d’eau allant jusqu’à 30% par rapport à un système classique par aspersion sans baisse de rendement.


Pour aller plus loin

L’arrêté  préfectoral  du  27  juillet  2015,  définissant  les  seuils  en  cas  de sécheresse  dans  le  département  de  la  Seine-Maritime  et  les  mesures coordonnées de surveillance, de limitations ou d’interdictions provisoires des usages de l’eau, est disponible sur le site de la DISEN.
Les  bulletins  de  situation  hydrologique  de  la  DREAL  Normandie  sont téléchargeables sur le site de la DREAL NORMANDIE.
Les données du réseau de l’observatoire national  des étiages (ONDE) de l’agence française pour la biodiversité sont  accessibles sur un site dédié : http://onde.eaufrance.fr.


Extrait de Plaquette communication sécheresse L3

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